Cette déclaration, hilarante à mon avis, résume parfaitement la réalité, un endroit parfois peu agréable, mais qui fourmille de mille et une petites merveilles qui n’attendent plus que le regard qui se posera sur elles.
Un rayon de soleil à travers les aiguilles d’un sapin, un sourire, un lever de soleil qui perce les nuages et que vous apercevez à travers la vitre du TER qui vous amène au boulot, ou encore un billet trouvé par terre…Chacun à ses propres trésors, qu’il n’échangerait pour rien au monde, même lorsqu’il râle contre cette même réalité.
Les français eux, sont à exclure : râler est un trait de caractère du peuple français, même quand tout va bien
Voilà ce que veut dire, à mon avis Woody Allen lorsqu’il tient de tels propos. Si je me suis planté, qu’il me contacte.
A noter que les végétariens pourront toujours considérer le steak comme étant un steak de soja.
Mais c’est aussi ce qui fait la beauté et la force d’une œuvre artistique, c’est qu’en plus de cet aspect d’ensemble qui séduira la plupart des gens, il y aura une toujours une infinité de détails et de particularités qui sembleront tour à tour inutiles à l’un et cruciaux au second, et qui contribueront malgré tout, à la majesté finale d’une œuvre.
Fantastique, pas vrai ?
La littérature réussit brillamment cette folle gageure, ce 13ème travail d’Hercule, qui est d’ouvrir des horizons sur divers domaines, d’embrasser quasiment toute chose ici-bas, tandis qu’elle semble souvent se traîner l’image peu émérite d’un tas de vieux livres poussiéreux et aux idées d’un autre âge…
Et pourtant, ouvrir un bouquin, c’est ouvrir son esprit à une multitude de choses dont vous ne soupçonniez même pas l’existence, quand bien même elles vous tomberaient sur le coin du nez.
Intéressez vous à Freud et paf ! La psychanalyse, la conscience et le subconscient s’invitent tout de go, accompagnés d’une bonne dose de philosophie !
Lisez Le guépard de Lampedusa et vlan ! C’est l’histoire de l’Italie elle-même qui tombe du ciel !
Saluons aussi les digressions de Hugo ; pour de tels écarts de plume, il devait aimer la vie ce bougre !
Plongez vous dans les écrits de Georges Orwell et d’Aldous Huxley, les deux complices, et vous réaliserez que les écrits d’hier peuvent se révéler comme étant les avertissement d’aujourd’hui !
Et c’est loin d’être fini ! Lisez encore Tolstoï, Goethe, Rousseau, Nietzsche, Kant, Kafka, Platon, Diderot, Grimm et mille autres ! Et vous n’aurez qu’un aperçu de la force, de la beauté de la littérature !
Chapeau bas messieurs !
Et après, on me bassine avec ces parents qui-ne-veulent-pas-mettre-leurs-gosses-en-littéraire-car-littéraire-ça-sert-a-rien-et-ça-n’offre-pas-de-débouchés…
Je ricane. Et je reprends mon souffle, car une tirade pareille, c’est jamais plus d’une fois toutes les cinq minutes. Comment, je suis à l’écrit ? Tiens, c’est vrai. Sans doute pour ça que je ne suis pas essoufflé…
Mais allons, changeons un peu de sujet, a force de parler sérieusement, je vais devenir ennuyeux et ça me déplairait beaucoup.
Revenons donc à notre réalité, à ces petits moments fugaces que l’œil humain capture de la même manière que ces peintres japonais saisissent la beauté des choses .Comme Sesshū, qui peignait admirablement, et qui se servait de plusieurs lavis d’encre de Chine afin de fixer la beauté de ce qu’il avait sous les yeux.
Ouais, bon enfin, le Sesshū, je doute qu’il aura jamais l’opportunité de fixer un lever de soleil vu depuis un compartiment de TER, un Lundi matin, je vous l’accorde.
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