J’y pense.
Contempler un ciel étoilé est un de ces plaisirs qui vous élèvent pour une poignée de secondes au-dessus des hommes. Pour contempler un beau ciel étoilé, ne le regardez pas la nuit (et non…), mais plutôt le matin.
Tôt et en automne.
Je vous recommande chaudement de lever la tête vers les astres autour de 7h du matin, deux ou trois jours après le 21 Septembre. Si vous avez de la chance, vous verrez l’un des plus beaux tableaux que
Et cette vision vous donnera des ailes durant quelques instants, suffisamment pour que vous arrachiez votre esprit aux troubles de ce monde, et vos pieds de l’attraction terrestre.
Ensuite, peu importe où vous serez, au boulot, dans votre lit, au pub ou dans votre salle de bains, vous ne vous en rappellerez peut-être pas, mais il suffira simplement que vos paupières s’abaissent pour que vision influe positivement sur votre humeur, et se retrouvera dans votre comportement, même en ayant oublié le tableau original.
Puisque nous y sommes, lorsque vous serez sous cette peinture étoilée, il vous faut de la musique pour accompagner cette vision ou ce souvenir, et je ne saurais trop vous recommander d’écouter les titres du groupe Radiohead…Croyez-moi, ça vaut vraiment le coup !
Il suffit que j’écoute les premières notes d’un Wolf at the Door ou bien les sons qui amorcent Fog, pour qu’immédiatement, je me remémore ce Mercredi automnal et cette vue du ciel que j’ai eue en descendant de mon tramway.
À croire que Thom Yorke et sa bande ne composent que sous un ciel étoilé.
Des nuances de gris, de bleu, de violet, et de jaune, et le tout émaillé par des champs d’étoiles dont on n’aurait pu dire, à en juger par leur pâle lumière si elles étaient naissantes ou mourantes.
Une vue du ciel entourée par les feuilles brunies des arbres, qui délimitaient un cadre des plus naturels à cette toile cosmique.
Peut être est-ce un souvenir déformé par mon imagination, des images que j’aurais superposées à celle que mon esprit à choisi de retenir ce matin là.
There's a little child
Running round this house
And he never leaves
Peut-être que la vue d’un film ou l’écoute d’une musique aura bouleversé ce paysage que je garde accroché dans un coin de mon esprit, afin de me plonger dans sa contemplation méditative lorsque l’envie me prend, de m’échapper quelques instants de cette réalité, de la plus douce des manières.
Douceur.
Immatérialité.
Peut-être que ce ciel d’automne auquel j’attache tant d’importance n’est un fantasme d’un ciel idéal, et que sur un ciel déjà magnifique, mon imagination aura donné quelques coups de pinceaux supplémentaires.
He will never leave
And the fog comes up from the sewers
And glows in the dark
Ou peut-être qu’à l’inverse, malgré tous mes efforts, n’aurais-je réussi à conserver qu’une pâle copie d’un fabuleux spectacle qui m’a été offert, à moi.
Moi, rêveur qui se sera hasardé à lever la tête avant d’aller affronter sa journée.
Qui sait ?
P.S : Je devrais écrire quelque chose sur
Pourquoi ne pas privilégier des albums comme Amnesiac ou Kid A pour regarder les étoiles ?
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